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Publié : 11 février 2012
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Arte reportage. l’ALENA, quel bilan pour le Mexique ?

Voir particulièrement la situation de l’émigration mexicaine vers les Etats-Unis, un bilan de l’ALENA, 17 ans après sa signature.

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ARTE Reportage SOMMAIRE

Allemagne : les oubliés de la croissance
Première économie de la zone euro, l’Allemagne a pourtant ses zones d’ombre. En libéralisant son marché du travail pour renforcer sa compétitivité et exporter, le pays a précipité une partie de ses salariés dans la précarité. Absence de salaire minimum, travail à temps partiel, "mini jobs" sans assurance maladie ou petits boulots payés 1 euro de l’heure.
Aujourd’hui, une personne sur sept vit dans le pays le plus riche d’Europe sous le seuil de la pauvreté (moins de 60% du revenu médian, soit pour les célibataires 826 euros et pour un couple avec deux enfants à charge 1735 euros). La Ruhr, qui faisait autrefois la gloire de l’industrie allemande, est particulièrement touchée. Le taux de pauvreté s’y révèle supérieur à la moyenne nationale et la tendance est à la hausse. Dans les principales villes de ce « Land » de 5 millions d’habitants qui accumule les difficultés depuis le déclin des mines et de la sidérurgie, un habitant sur cinq est concerné.
Victime comme tant d’autres de cette société à deux vitesses, Anja Mc Cabe, fleuriste de formation, 37 ans, deux enfants à charge, vit à Duisburg. Employée chez un grossiste à temps partiel pour 400 euros mensuels. Une fois son loyer acquitté, il lui reste 200 euros pour finir le mois. Un "mini job" qui la prive d’assurance maladie, d’ouverture de droit à la retraite ou aux allocations chômage. Son employeur, lui, est exonéré de charges... Alors, chaque semaine, pour survivre, surmontant sa honte et son dégoût, elle se rend à la soupe populaire. Jamais, elle n’aurait pensé tomber si bas.

Quoi de neuf à Lampedusa ?
L’an dernier, février-mars, à la suite de la chute du régime Ben Ali et de la Révolution en Libye, des centaines de milliers de personnes ont quitté la zone, vers les pays voisins. Des milliers d’autres sont mortes en mer, pendant la traversée de la Méditerranée.
Il n’y a eu quasiment aucune arrivée entre juillet 2009 et janvier 2011 en raison de l’accord passé entre l’Italie et la Libye sur la régulation des flux migratoires en Méditerranée. Kadhafi jouait les gardes-barrières pour empêcher l’immigration clandestine.
Mais il y a eu le printemps arabe ! Les arrivées massives de migrants à Lampedusa ont reprises en février 2011 à la suite de la chute du régime Ben Ali et se sont poursuivies tout au long de l’année avec la crise libyenne.

Les déportés du libre échange
Le 1er janvier 1994, entrait en vigueur la signature de l’Accord de Libre Echange Nord-Américain (ALENA), entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, promettant un développement sans précédent des échanges commerciaux entre les trois pays, par l’accroissement du volume des exportations, dont les bénéfices allaient irriguer toute l’économie mexicaine.
Seize ans plus tard, le constat est amer. L’ALENA, promesse d’un « bien-être général », a littéralement laminé l’agriculture mexicaine, et notamment les petits paysans (21% de la population active).
Au nom du « libre-échange », le Mexique a progressivement démantelé le système qui avait pourtant permis son autosuffisance alimentaire pendant des décennies, à savoir des prix garantis aux producteurs locaux et un contrôle des prix pratiqués dans les villes (soutien à la consommation). Dans le même temps, le pays s’est retrouvé inondé de maïs américain (transgénique) vendu à un prix trois fois inférieur au maïs « criollo » (local), en raison des subventions accordées par Washington aux producteurs américains.
Incapables de résister à cette concurrence que d’aucuns dénoncent comme un dumping déloyal, trois millions de petits paysans ont dû cesser leur activité et rejoindre les bidonvilles mexicains ou tenter leur chance comme travailleurs clandestins aux Etats-Unis, tandis que progressent les taux de malnutrition (mais aussi d’obésité) et de pauvreté dans tout le pays.

Hanawon, l’école de la liberté
Il n’y a pas d’adresse, pas de boite postale. Un rideau de foret. Un route de campagne. Nous voici à Hanawon, l’institution qui réapprend à vivre aux Coréens du Nord.
Un lieu ultra-secret, dirigé par les services spéciaux de Séoul, ou chaque réfugié doit effectuer au minimum les 3 premiers mois de sa vie de liberté. On y apprend le quotidien du sud : conduire une voiture, aller sur internet, ouvrir un compte en banque. Des gestes simples absents de leur vie jusqu’ici.
Pour la Corée du Sud, l’enjeu est important. Entre 2000 et 3000 nord-coréens parviennent à Séoul chaque année, désormais. Et leur insertion est un enjeu complexe. Cela peut sembler paradoxal, mais rien ne prépare un nord-coréen à vivre au Sud. Alors Hanawon est le sas obligatoire et souvent salvateur. Pour préparer les réfugiés à une nouvelle vie.
Cette drôle d’école ou l’on apprend la liberté sous haute surveillance, a ouvert pour la première fois ses portes à une télévision européenne.

Voir en ligne : http://videos.arte.tv/fr/videos/art...